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Relation toxique , partir ou rester?

Ces relations toxiques qui nous pourrissent la vie, fuir ou rester?

Relations toxiques 500x281

Avant de poursuivre, il est nécessaire de connaître la bonne définition de « toxique », voici ce que nous propose le dictionnaire :

 nocifvénéneuxvenimeuxmortelcalamiteuxexterminatricemalnocivenuisible.

En allant chercher sur le net et tel que c'est écrit sur nombreux posts, il faut FUIR ces relations dites "toxiques" mais leur description sont plus proches des relations avec des personnes type "pervers narcissiques", or, dans ce modèle relationnel, mise à part la volonté de vous détruire, la seule issue possible étant réellement la fuite, car vous êtes la cible à anéantir. Et il est aussi utile de comprendre qu'il y a différents degrés de perversion. Bon vous me direz la question n'est pas là, concentrons-nous d'abord sur ce que nous pensons être une relation toxique.

Une relation toxique nous ramène sans cesse vers nos failles et notre vulnérabilité. Nous nous sentons soudain tout petit, incapable et impuissant. Surtout très malheureux et parfois bien en colère.

Rassurons-nous, toutes les relations dites toxiques ne nous ramènent pas à cet état. Fort heureusement. Mais quelle est la définition exacte d'une relation toxique? En y regardant de plus près sur notre cher google, toutes donneraient la même finalité, c'est-à-dire, Fuir...

Fuir ? Mais comment et pourquoi ?

Et, pouvons-nous fuir toute personne qui nous rend incapable de se défendre, qui gravite dans notre quotidien avec qui l'échange est difficile, voire impossible ? 

Si nous portons une attention particulière à nos différentes relations, nous pouvons rapidement nous apercevoir qu'il en existe autour de nous. Certains amis, proches, collègues, parents, enfants, etc, peuvent tout aussi bien jouer ce rôle. Car il s'agit bien d'un rôle, certes, difficile à vivre mais néanmoins réel. Mais nous avons également notre rôle à jouer. Quels sont les signes nous permettant de dé-jouer cette impasse émotionnelle?

Quand l'autre nous fait douter en permanence de soi, quand on se sent acculé, sans défense, critiqué, jugé? Quand la violence, la méfiance, le mépris et l'humiliation s'installe dans le dialogue?  

Si je me justifie à chaque fois pour tel ou tel autre acte commis, est-ce vraiment parce que l'autre m'y oblige ou juste par réflexe ? Si j'omets de dire ou je mens, est-ce par peur de sa réaction ou par ma volonté de cacher une information ?

L'un et l'autre se justifient. Quelles sont les réponses souvent rapportées, continuant à alimenter les rôles?

En voici quelques exemples :

Je l'aime – il ou elle est quand même gentil(le) , brillant, beau, intelligent - il ou elle va changer – c'est plus fort que moi - à force de lui dire il ou elle va comprendre – je ferai tout pour que ça marche – on m'écoute jamais – je ne sers à rien – je fais tout faux – je vais m'excuser – j'ai tort – je voudrais tant que....- je vais lui dire comment – faire en sorte que CA change – je vais lui montrer - c'est moi qui ai raison – c'est pas de ma faute ou tout est de ma faute (ce qui revient au même)..Je vous laisse le loisir d'en rajouter 

Voici les symptômes qui apparaissent à court, moyen ou long terme à chaque rencontre.

  • tristesse - culpabilité - crainte/peur - mensonge – autocritique - irritabilité - confusion - manque d'audace - colère - perte d'énergie - déni - mésestime de soi - angoisse - dépression - maladie, etc

 

Est- ce que je n'ai pas aussi ma part de responsabilité ?

Alors, si je vis si mal cette relation, je vais devoir me poser quelques questions sur celle-ci.

  1. Que m'apporte cette relation de si précieux pour continuer à accepter ?

  2. Qu'est ce que j'en attends vraiment ?

  3. Comment puis-je changer cette attitude?

A quoi servent réellement ces réponses ? Elles nous apprennent beaucoup sur nous-même. Et sur notre capacité à être « aimé ». Notre capacité à être aimé ou notre besoin d'amour ?

Les deux s'imbriquent....une inter-dépendance dans cette relation, il y a la personne qui nous cause du tort et nous qui l'acceptons bon gré mal gré.

Pourquoi restons-nous dans une relation qui nous semble toxique ?

La peur de la solitude ou la peur de ne pas être aimé (plus jamais)? La peur d'être rejeté, nié, abandonné. Ou prenons le temps de chercher.......des excuses pour accepter et continuer à se sentir malmené ou des solutions pour changer notre comportement afin de ne plus se sentir agressé ?

Alors il me vient une idée car nous sommes souvent empêtrés dans ce type de relation comme résignés, une fatalité à accepter. 

Je pensais au sucre, hors sujet me dira t-on. Et bien pas tant que cela. Selon le Dr Robert Lustig, endocrinologue et pédiatre américain, auteur du best-seller "Sucre, l’amère vérité" (éd. Thierry Souccar). Le sucre ne fait pas seulement grossir. Il a un impact désastreux sur notre santé, aussi toxique que l'alcool ou le tabac, "L’excès de sucre est l’un des principaux poisons de l’encéphale". Devons-nous éviter ou/et fuir ce formidable toxique?

Comme nous ne pouvons tout éviter, et le voulons-nous vraiment ? Nous allons tenter d'en réduire sa consommation. Et c'est là tout mon propos de comparaison avec les relations toxiques.

Revenons un instant, sur le rôle que nous jouons et sur notre responsabilité de l'accepter. Car nous sommes deux dans cet échange, Imaginons une scène de théâtre... D'abord il y a l'autre "l'agresseur" et nous la "victime". Quels sont exactement nos réactions? Et si nous pouvions changer ce rôle de "victime" en obsevateur passif ? De quelle façon pourrions-nous rejouer cette pièce, car s'agissant d'une pièce de théâtre, tout est possible.

 

Et si je transformais ma façon de réagir ?

Cette personne me nuit, dois-je la fuir ou m'affirmer ? Et, au fait, pourquoi leur répondons-nous? Pensons à notre rôle, je me sens agressé(e), je ne veux plus me sentir démuni(e). Que vais-je pouvoir faire ? Comment articuler ma réponse à l'agression? Nous avons la capacité de répondre, mais de cette réponse découlera peut-être encore d'autres agressions. Se taire? Pourquoi pas, mais peut-être encore que "l'agresseur" continuera jusqu'à que nous craquions. Et si nous tentions d'observer sans broncher, comme un spectateur passif? Avez-vous déjà essayé? Que pourrait-il bien se passer?

Il est évident, ici, que mon propos ne s'adapte pas à l'agression physique ! 

 

Comment changer cette relation afin de se sentir plus épanouis ?

Prenons le temps d'observer nos propres comportements (pré-programmés) depuis l'enfance, peut-être existe t-il une part de notre enfance qui n'a pas été comblée, qui a manqué de regards bienveillants, de douceur, d'intérêt ou d'amour, de compassion, d'indulgence, d'attention positive.

Et peut-être également, aujourd'hui, avide de combler cet espace, j'accepte tout ce que l'autre me propose afin d'aller chercher ma « dopamine » quotidienne, comme quand j'avale mon sucre quotidien afin de combler un besoin "affectif" particulier.

Il est évident que nous ne pouvons fuir en permanence ce type de relation, mais peut-être apprendre à s'en détacher psychiquement ou/et physiquement si notre chemin est incompatible. Comprendre pourquoi nous acceptons cette forme de maltraitance. Ce déni de nous-même, à cet instant précis de notre vie. Et comment trouver le courage de refuser d'être malmené.

Alors, si ces ou cette personne me cause du tort, je peux « réduire » les espaces de visite. Et je peux également trouver en moi la capacité de me respecter suffisamment pour ne pas lui permettre de le faire. Si nous n'avons pas le pouvoir de changer quiconque, celui de choisir ce qui est le mieux pour soi reste la meilleure option possible. Il est des êtres avec lesquels toute solution n'aura aucun recours, alors, il sera temps de partir. Mais il est probable également que nous soyons nous-mêmes une relation toxique pour une autre personne...

Et vous, qu'en pensez-vous? Qu'avez-vous fait ou comment faites-vous?

 

Marisa Ruiz - Sophrologue - Animatrice de jeux de rôles à visée thérapeutique, groupe et individuel

Les signes de la dépression chez l’enfant et l’adolescent

La dépression est la maladie du siècle. Elle apparaît de plus en plus souvent. Il est de plus en plus rare de trouver une personne qui n’a pas connu un épisode dépressif au cours de sa vie.

La dépression est un trouble de l’humeur qui modifie notre manière d’être, nos comportements et nos émotions. La dépression peut toucher toute les populations et même toutes les tranches d’âge. Lorsque l’on parle de dépression nous pensons souvent à la dépression que les adultes rencontrent voir à la dépression saisonnière mais nous ne pensons pas qu’elle puisse toucher les adolescents et même les enfants. Pourtant elle ne se manifeste pas du tout comme celle de l’adulte et nous pouvons parfois passé à côté des différents signes de la dépression chez les plus jeunes. La dépression frappe 1 % des enfants et 5 % des adolescents. Cette maladie peut donc toucher les plus jeunes mais elle est souventmal détectée car elle se manifeste de façon plus discrète. Les signes sont plus difficiles à percevoir par les parents. C’est pour cela qu’une consultation chez un spécialiste de l’enfance est indispensable. Faites appel à un psychologue certifié afin d’avoir un diagnostic précis. Il est important de diagnostiquer le plus tôt possible et de traiter la dépression du jeune car on sait qu’une des complications de la dépression chez les jeunes est la tentative de suicide.

Si les principaux signes de la dépression de l’adulte se manifestent chez les adolescents, il existe également des symptômes spécifiques de la dépression chez les jeunes. La dépression se caractérise classiquement par :

  • une tristesse permanente
  • une perte d’intérêt ou de plaisir pour toutes les activités appréciées auparavant
  • une dévalorisation de soi
  • des troubles du sommeil
  • un ralentissement psychomoteur
  • des troubles de l’appétit
  • une fatigue et des difficultés de concentration
  • difficultés scolaires
  • troubles du comportement (irritabilité, colère, agressivité, repli sur soi)
  • anxiété permanente
  • plaintes physiques sans raison médicale,…

Les symptômes surviennent le plus souvent de manière soudaine et persistent durablement. Cependant ces signes d’alertes surviennent souvent après un évènement particulier. La dépression chez l’enfant est souvent déclenchée par de grands changements ou chamboulements de vie comme une séparation, déménagement, deuil, … Il est vrai que l’équilibre de l’environnement de l’enfant lui permet de se sentir bien. Il influence donc beaucoup sa santé mentale et affectiveIl est la baromètre de sa vie. La dépression se produit donc généralement lorsque l’enfant est soumis à différentes pressions et contraintes. Les causes de la dépression ont comme origine un ensemble de facteurs qui lient la santé, les antécédents familiaux, l’environnement,… En consultations privées, les causes principales sont :

  • Séparation ou divorce des parents ou de proches
  • La mort d’un être aimé (personne comme animal)
  • Stress
  • Education avec vision négative du monde
  • Difficultés de relations sociales
  • Antécédents psychiatriques dans la famille
  • Antécédents de dépression dans la famille
  • Déménagement
  • Echec scolaire, sportif, personnel…

Chez les adolescents en plus des symptômes détaillés plus tôt, nous pouvons rajouter d’autres signes très spécifiques à cette période de vie. La dépression peut également s’exprimer par des comportements à risques:

  • consommations de stupéfiants (drogue), alcool)
  • consommations excessive d’alcool (voir article sur le binge drinking)
  • fugues
  • délinquance
  • désinvestissement scolaire
  • automutilations
  • troubles alimentaires comme l’anorexie ou boulimie (voir notre article sur l’anorexie chez les adolescents)

Les filles se plaignent plutôt de troubles somatiques (maux de ventre, insomnie, maux de dos) alors que les garçons ont tendance à souffrir d’agressivité ou de comportements antisociaux. L’entourage adulte (parents, professeurs) ne pense pas forcément à une dépression, et peut mettre ces manifestations sur le compte d’une crise d’adolescence particulièrement intense.
Une réticence à parler, un absentéisme scolaire, des troubles du sommeil, des pleurs incontrôlés ou des idées noires récurrentes sont d’autres troubles qui doivent amener à consulter un médecin.

Les jeunes qui ont connu un ou plusieurs épisodes dépressifs seront plus exposés à ces troubles à l’âge adulte, surtout si la dépression n’a pas été correctement traitée à l’adolescence.

Quel traitement de la dépression chez le jeune ?


Lorsqu’une dépression est diagnostiquée chez un enfant ou un adolescent, le traitement consiste d’abord en la mise en place de mesures de soutien psychothérapeutique (familial ou individuel). Il peut également se révéler nécessaire de modifier l’environnement de l’enfant (par exemple le changer d’école) s’il est malheureux là où il est. Chez ces jeunes patients, un diagnostic de dépression justifie systématiquement une prise en charge psychothérapeutique. Dans certains cas particulièrement sévères, un recours aux médicaments antidépresseurs peut être justifié.

Article de Czuba Laurence, Psychologue Clinicienne