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exprimer par des mots

Faire le deuil en écrivant

Theend 1FAIRE LE DEUIL, comment traverser cette étape, la vivre et la laisser partir?

Faire le deuil d'une personne ou d'un animal, par sa perte pour toujours, ou pas nécessairement, il se peut aussi que nous ayons simplement besoin de tourner la page, de faire le deuil également d'un amour, d'une amitié, d'un passé, d'une habitude, etc...

Comment?

Il existe un moyen parmi tant d'autre qui peut nous aider, c'est l'écriture. Poser un acte symbolique. Simplement écrire une lettre, quelques lignes, parfois plus, selon notre besoin. S'adresser à la personne directement ou à notre besoin, notre habitude, peu importe, à qui ou à quoi nous avons besoin de dire adieu. Faire le deuil des bons ou des mauvais moments, dire adieu aussi aux instants passés ou à venir, à des idéaux inatteignables.

Pourquoi?
Nous avons toutes et tous une ribambelle de bagages inutiles que nous transportons depuis de nombreuses années, parfois, nous allons piocher encore dedans, histoire de se rassurer, de mieux nous comprendre. Or, pour aller de l'avant sans nous encombrer de souvenirs douloureux, amers et peut-être destructeurs, il est nécessaire de vérifier ce que nous transportons, de s'alléger et de se poser la question de savoir si ce que nous gardons peut nous faire avancer ou si au contraire, avec ce doutes, ces pleurs, ces regrets posés sur nos épaules, nous arriverons à destination et dans quel état? 
Imaginons une petite marche dans la nature avec pour compagnon une malle de 2 tonnes qu'on traîne derrière nous. Etrange, non? C'est pourtant ce que l'on fait bien souvent dans notre vie. Une promenade longue et fastidieuse qui nous empêche de découvrir le vrai paysage.
Faire le deuil, n'est pas seulement fermer le chapitre d'une histoire, c'est aussi accepter que ce qui a existé hier, ne sera plus dans ce présent d'aujourd'hui. Avec la possibilité de re créer un nouveau chapitre.

Les souvenirs ne sont pas tous désagréables, mais quand ceux-ci nous ramènent sans cesse vers une mélancolie, ils nous rappellent bien souvent que la page n'a pas été tournée.

Voici une lettre écrite après une rupture sentimentale.

Adieu,

 

Je te dis adieu,

Adieu, à ton corps, à ton visage fermé, à tes propos blessants, à tes regards vides, lointains, absents

Adieu à tes bras si peu accueillants, à ton manque de tendresse, d’affectivité

Je dis adieu à nos balades, sous la pluie, au soleil, en forêt, à la recherche d’un trésor,

Adieu aux voyages qu’on aurait pu faire ensemble, aux projets à venir, aux souvenirs,

à ton sens de la famille,

 

Adieu à mes conversations en monologue, à tes intolérances, de ma musique, de mes programmes télé, de mes choix professionnels, 

Adieu à ta recherche du bonheur, sans failles, ailleurs,

Adieu à ta présence,

Je dis adieu à mes manques, mes besoins de toi inassouvis, à tes vexations, tes négations de moi

A ton désintérêt, à mon désarroi

Adieu à ta mine triste, dépressive, angoissante, sans émotion,

Adieu à ton masque et ton costume irréprochables, à ta fausse modestie, à ton caractère intransigeant, tranchant, inaccessible

Adieu à ta froideur, à ton indifférence, à tes regards contradictoires, à tes silences contrariants,

à tes appels attendus et sans surprises, 

 

Adieu aux soirées avec nos proches, nos amis, à ta mine désabusée

Adieu à ton manque d’enthousiasme face à la vie, face au bonheur,

A ton impossibilité d’aimer, de t’ouvrir, de vivre,

Adieu à ton manque de chaleur, de spontanéité, de disponibilité et de générosité

Adieu à tes jugements, tes préjugés, tes manquements à mon égard

 

Je dis adieu aux attentes, aux espoirs, à mes peurs et craintes de te perdre,

Adieu à ton contrôle, tes calculs, tes manipulations et à ton manque d’honnêteté,

Adieu à tes devoirs et obligations, à tes « il faut que »

Je dis adieu aussi à mes nuits sans sommeil, à mes brusques réveils, à ma solitude, à mon acceptation, ma soumission

 

Adieu à mon stress quand tu arrives et à mes craintes quand tu pars.

Je n’aurai plus à faire en sorte que tu m’aimes, que tu m’acceptes, je n’aurais plus besoin de te questionner sur ton amour pour moi, de pleurer, d’être triste, de ne pas comprendre comment tu fonctionnes, de ne savoir comment te parler pour te toucher, de t’atteindre, de t’attendre.

Je n’aurai plus besoin de me mettre en colère, d’être à l’affût de tes moindres paroles, de supporter ton omnipotence.

 

Je te dis adieu, et demain, enfin, je pourrai me donner ce qui m’a tant manqué.

 

Maintenant oser écrire, exprimer sur votre feuille, laisser venir les mots sans chercher à faire une poésie, comme toute chose, le premier pas est difficile, ensuite peu à peu, les maux vont surgir, spontanément, laisser poser vos larmes sur le papier. A vous de jouer!

 

voici un lien qui peut vous aider http://deuil.comemo.org/ecrire-pour-traverser-le-deuil

Si vous avez envie de partager vos lettres, n'hésitez pas 

T'es toi ou tais-toi?

Nous sommes en permanence confrontés à des pressions sociales, professionnelles voire familiales qui exigent de nous un comportement adéquat. Même en désaccord partiel ou total, nous nous plions à ces obligations. Dès lors que nous sommes en conflit avec l'autre, en réalité nous sommes en conflit avec nous-même, car nous n'avons pas su ou pu créer une autre manière d'intervenir pour trouver un accord, certes cela demande des efforts constants et particulièrement compliqués car parfois, notre éducation a restreint notre faculté d'exprimer notre désaccord sans rentrer dans la violence. Alors nous gardons le silence, mais voilà, toute parole que nous avons tu, se transforme.

Il est déconseillé de Tout dire, mais, de se poser UN moment pour réfléchir à ce qui nous Tue lorsque nous nous taisons, alors même que, nous ne sommes plus des enfants, nos comportements se traduisent parfois comme tels.

Et voilà ce qui passe en nous : frustration, humiliation, colère, ressentiment, rencoeur, etc... la liste étant non exhaustive, je vous invite à parcourir nombre de livres, de documents écrits sur ce sujet.

Il existe différentes façons d'exprimer notre mécontentement, comme la dépression, la maladie, la rupture, le rejet, l'ignorance, le mépris, l'addiction, l'indifférence, etc... je ne vais pas toutes les citer, mais on peut dire que bien souvent cela provient d'une incapacité à s'adapter à l'autre, aux autres et à la vie. Quelque chose ou quelqu'un, a supprimé à un moment de notre vie notre liberté d'accès à cette faculté.

Ce que l on ne dit pas nous tue 1